Saviez-vous que le transport est le secteur le plus consommateur d’énergie en Côte-d’Or ? A lui seul, il représente plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. En parallèle, on assiste à une inflation des coûts de l’énergie et du carburant qui ont pour conséquences d’entraîner de plus en plus d’habitants dans la précarité énergétique liée à la mobilité, d’autant plus s’ils doivent parcourir de nombreux kilomètres pour leur vie quotidienne. 26 % de la population serait concernée dans le département. Forts de ces constats, les élus du SICECO, territoire d’énergie Côte-d’Or ont souhaité lancer fin 2022 une étude sur la mobilité durable à l’échelle du département en partenariat avec le Département de la Côte-d’Or.
Le SICECO, acteur de la mobilité durable
En 2019, le SICECO avait convié l’ensemble de ses adhérents à réfléchir sur une stratégie énergétique départementale. Les résultats ont conduit les élus du Comité à choisir une stratégie de développement des activités du Syndicat en conformité avec les objectifs de transition énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Depuis, le SICECO a mis en place de nombreuses missions en faveur d’une mobilité plus durable :
- La création et l’exploitation d’un réseau de 37 bornes de charges pour véhicules électrique
- La promotion de la mobilité gaz grâce à des actions de sensibilisation
- Le projet de création de station multi-énergies via la SEML Côte-d’Or Energies dont il est l’actionnaire majoritaire
- L’achat de véhicules électriques et bioGNV afin de « verdir » sa flotte automobile
Un groupe de travail, composés d’élus réfléchit spécifiquement sur ce sujet.
« Côte-d’Or Mobilité durable », une étude pour organiser la mobilité durable en Côte-d’Or
L’étude « Côte-d’Or Mobilité durable », pilotée par le SICECO, est menée en partenariat avec le Conseil départemental de la Côte-d’Or afin d’examiner les particularités de tous les territoires du département. Tous les acteurs ont ainsi été conviés : l’ensemble des EPCI, qu’ils soient AOM (Autorités Organisatrices de la Mobilité) ou non, et les différentes structures impliquées dans la mobilité (Etat, Conseil régional, Dijon métropole). Elle est financée à 50% par le SICECO, 50% par le Département (hors partie révision du SDIRVE financée à 100% par le SICECO).
Cette étude qui consistait à évaluer le besoin en infrastructures d’avitaillement de toutes les énergies alternatives aux carburant actuels pour véhicules électriques , bioGNV, biocarburant et hydrogène. Elle vise aussi à réfléchir aux aménagements permettant de faciliter les nouveaux modes de déplacement. en s’appuyant sur des aspects techniques (analyses comparatives des différentes solutions énergétiques, étude et recensement des besoins,…). Elle s’est également concentrée sur la précarité énergétique liée aux transports pour proposer des solutions aux usagers privés, professionnels et publics.
Sur des hypothèses issues de données départementales (registres des immatriculations et partenariat avec Atmo BFC qui a développé un outil de modélisation des flux par tronçons routiers – OPSAM), l’étude montre des projections sur les besoins en infrastructures aux horizons 2028, 2035 et 2050, en tenant compte des stratégies nationales et futures réglementations dont l’interdiction de vente des véhicules thermiques à partir de 2035. Ainsi, elle conduit à un maillage cohérent répondant aux besoins en infrastructure des usagers, avec une réflexion sur la ressource disponible et l’utilisation si possible de ressources locales.
Les élus du SICECO ont décidé d’inclure dans cette étude la réalisation spécifique d’un Schéma Départemental d’Infrastructure de Recharge de Véhicules Electriques (SDIRVE), obligatoire pour que le territoire reste éligible aux subventions publiques nationales pour l’installation des infrastructures de recharge.
86 % des véhicules légers rouleront à l’électrique en 2050
L’étude « Côte-d’Or Mobilité Durable » montre que d’ici 2050, les véhicules électriques devraient monter en puissance, 86 % du parc contre 1,3 % en 2023. Les véhicules roulant au gaz vont également augmenter mais surtout pour les poids lourds et les autobus. Afin de répondre à ces futurs besoins, le maillage du territoire prévoit une hausse du nombre de bornes de recharge notamment pour les itinérants et l’installation de 3 stations multi énergies (électriques, GNV, bioGNV, biocarburant H2). L’hydrogène ne se déploiera vraiment qu’à partir de 2050.
Le SICECO et le Conseil départemental devront se coordonner et concevoir un plan d’actions concret que les élus devront valider dans leurs Assemblées respectives début 2026.